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Radiohead aux Arènes de Nimes le 14 Juin 2008
Il nous arrive parfois de nous faire des week-ends à suivre un artiste (j’en vois déjà levant la main prêts à dire que ça n’est pas que parfois mais souvent, et que ça n’est pas que le week-end…). Pour le dernier en date, il s’agissait d’une doublette Radiohead, pour leurs deux concerts Nîmois, les 14 et 15 juin. Cette fois, contrairement à Strasbourg, le réveil a bien sonné… il faut dire le train était à 12h10, ce qui nous a même permis de faire la grasse matinée. Les affaires sont prêtes, le sac est rempli du matériel quasi habituel : chips, eau, coca, sandwiches, mais surtout Edirol, micros, caméscope et batteries, cassettes dv, piles, chargeurs, appareil photo. Ah j’oubliais… on a pris des vêtements aussi et une trousse de toilette, ça peut toujours servir parait-il. Et cette fois-ci on a même été prévoyants en mettant une bouteille d’eau au congélateur pour servir de gros glaçon dans le sac isotherme et conserver des boissons fraiches. Le train part, et nous avec, une petite heure et quart de trajet et nous devrions arriver à Nîmes… devrions…
Et là c’est le drame… la SNCF, habituée des retards, a cette fois-ci réussi à nous faire arriver 5 minutes en avance, sur un trajet de 75 minutes, soit 6% plus vite que prévu. Comme quoi… on a beau cracher sur eux, parfois il y en
a un qui fait du zèle et qui travaille (c’est rarement le cas aux services de compta parisiens, mais ça c’est une autre histoire). Première étape une fois arrivés, rejoindre d’autres « losslessiens » ou affiliés. Le train de Valoch arrive, accompagnée de Mary et son frère, mais en blonde-brune qu’elle est, elle se plante de côté pour sortir de la gare. Ça n’est pas grave, messieurs SFR et Orange nous on permis de nous retrouver, et c’est donc en direction de l’hôtel que nous nous déplaçons en discutaillant un petit peu et en fantasmant à moitié d’une setlist potentielle pour ce soir. A noter que Mary a un sac énorme alors qu’elle reste juste une nuit et repart au matin directement… ahhh les filles…
L’hôtel est joli, pas trop loin des arènes, et surtout il a un petit patio, nickel pour les groupes de personnes afin de revivre les concerts après qu’ils aient eu lieu, ou même pour flâner. Les chambres sont mignonnes, mais après tout leur seule utilité est d’y dormir ou d’y faire des bébés. Mais… et c’est là que nous étions aux anges, il y a le wifi gratuit, toujours utile à prendre et donc nous avions emmené un des pc portable, histoire de rester en contact avec le Hub. Les affaires sont posées, les clés attribuées, et voici que Mat arrive en provenance de Rennes après un passage à Montpellier pour aller chercher sa cousine. Nous sommes presque au complet, il nous reste à « récupérer » Inconnu et Ceucheumeu, l’un venant de Paris et l’autre d’une centaine de kms au dessus de Lyon.
Mais en attendant de les retrouver nous voici en direction des Arènes en petit groupe, et à pied (même si la Mercedes de Mat est grande, je
pense qu’à sept on aurait eu un petit problème…). Un passage par un distributeur de billets et ensuite au Monoprix s’impose, après tout il y a deux jours c’était l’anniversaire d’Amande, il faut fêter çà et donc acheter une bouteille de champagne, et les gobelets pour aller avec. Les autres achètent des sandwiches, normal ils n’ont pas mangé ce midi, contrairement à nous qui avions là aussi prévus le coup et préparé de quoi manger dans le train (la vache on était bien organisés pour une fois…). Courses faites, nous voici donc arrivés devant le lieu du concert de ce soir, et coup de chance nous trouvons une place a l’ombre sur ce petit parvis. Une longue après-midi s’annonce, le concert est prévu à 20h30, et il est à peine 15h.
Fraichement installés, un appel d’Inconnu vient interrompre les discussions lancées, il est là, sur le parvis, et comme d’hab je suis aveugle et ne le voit pas avant qu’il nous remarque, ça a comme un air de déjà-vu tout cela… et bientôt c’est au tour de Ceucheumeu de nous rejoindre, venu lui en voiture, contrairement à Inconnu, venu par le biais de la SNCF. Les discussions s’enchainent, le bouchon de la bouteille de champagne fait plop en s’ouvrant et des fizz arrivent lorsque sont versées dans les gobelets miniatures les bubulles nécessaires à notre survie. Certains vont tenter de faire des emplettes dans les boutiques nîmoises pour passer le temps, mais quoi qu’il en soit nous sommes prêt, pour à la fois assister et enregistrer le concert.
Oh tiens… des balances… les gens attendant dehors applaudissent entre les morceaux, mais malheureusement on se fait spoiler la setlist de ce soir à cause de cela. Tans pis, on ne va pas non plus s’éloigner à un kilomètre po
ur ne rien entendre, ça serait con. Et là nous apprenons que la cousine de Mat a de la famille qui fait la sécu à l’entrée ce soir … BINGO! Quelques coup de téléphone plus tard on devrait pouvoir rentrer le matériel sans trop de problèmes. On récupère aussi une information importante, les portes ouvrent à 18h30 (à quelques minutes près). Amande prends tout le matos sur elle, elle va passer sur le côté et rentrer directement sans fouille (normalement). Moi de mon côté je passe avec le reste de la troupe (en l’occurrence seulement Inconnu, qui va s’installer avec nous, dans les gradins catégories 2). Amande a pour mission de nous réserver une place plein centre au plus bas, ou excentré, mais au plus bas.
Une fois les portes ouvertes le passage de la fouille fût une particularité… la personne fouillant Inconnu lui a enlevé le bouchon d’une bouteille d’eau vide dépassant du sac, et n’a ni jeté un œil dans le sac, ni même vérifié le sachet qui était juste en dessous, avec lui une bouteille de 1,5L avec un bouchon. Et comble du raffinement Amande nous a trouvé une place quasi plein centre, au premier rang des catégories 2, donc pas de boulets directement devant au même niveau pour crier lors de l’enregistrement. Par contre il y a un poteau juste à côté, heureusement qui ne gâche pas la vue, et il y a de l’autre côté un gars de la sécurité, qui semble bien décidé à ne pas bouger, problématique pour filmer le concert comme prévu. On trouvera bien une solution… on en a toujours trouvé une jusqu’à présent.
Après une certaine attente à discutailler de nos aventures passées, voici qu’arrive sur scène Bat for Lashes. Et là on va éviter de s’étendre afin de ne pas s’énerver. C’est barbant, mou, et répétitif. Du sous-Björk mâtiné d’un poil de sous-’Tori Amos’. Dans le principe ça pourrait être intéressant, mais dans la forme on est dans l’endormissement généralisé. On avait déjà prévu de ne pas enregistrer et d’enregistrer le lendemain si ça nous plaisait, nous ne sommes donc pas déçu de notre choix. Après ces 45 minutes de presque calvaire, nous voici de nouveau en mode attente, mais cette fois-ci pour quelque chose qui ne devrait pas nous décevoir. Et ce temps d’attente se doit d’être mis à bonne contribution, donc direction le monsieur de la sécu pour taper la discut’ et obtenir des informations. Il en ressortira surtout une chose, il a eu des consignes (ainsi que ses collègues) de rester en place jusqu’à 22h. c’est parfait, c’est l’heure de début de Radiohead…
Et effectivement… à quelques minutes des 22h fatidiques, notre compagnon d’infortune de la première partie s’en va, nous laissant libre de faire ce que l’on veut, donc sortir librement le caméscope, fixer les micros à notre guise, et profiter du concert sans trop rien craindre. On a déjà (enfin… Je, Amande ne souhaitant pas risquer de se gâcher la surprise des titres) repéré q
u’un changement de k7 devra intervenir après environ 88 à 92 minutes, parfaitement synchro avec la durée des k7 DV en LP. Tout s’annonce bien, et l’Edirol tourne déjà en 24bit/48kHz depuis une dizaine de minute lorsque les spots lumineux s’éteignent, tout comme la musique de fond (qui soit dit en passant était pire que la première partie. Il faut admettre que des musiques du Maghreb en attendant Radiohead ça faisait un peu décalé, surtout au volume où c’était). Voici donc Radiohead qui entre en scène avec pour ouvrir le bal Reckoner suivi de Weird Fishes, deux morceaux de In Rainbows. Un début tout en douceur donc, magnifiquement éclairé par des espèces de tubes néon géants associés à un écran en arrière plan qui diffuse des gros plans de chaque membres. Afin de réveiller l’assistance, Myxomatisis déboule, enchainé avec All I Need, Pyramid Song et Nude, ce qui fait retomber le soufflé. Ça sera la particularité de ce concert (à mon goût) : des morceaux « mous », un morceau bien dynamique et à nouveau des morceaux « mous » pour casser le tout.. dommage… Si vous avez suivi la logique du groupe ce soir, c’est le moment de bouger ! Voici donc There There et The National Anthem avec son intro en français. Je me demande d’ailleurs si cette intro est toujours en français ou si elle est adapté au pays visité… si quelqu’un a vu Radiohead à l’étranger, dites moi, je n’en dors plus ! Et là, devinez quoi, les morceaux « mous » sont de retour, étonnant, non ? Thom Yorke retrouve son piano et tourne pratiquement le dos au public (drôle d’idée) pour Faust Arp et Videotape (très belle même si je préfère la version 2006) . No Surprise commencera à réveiller le public qui profitera des morceaux suivants (15 Step, Where I End And You Begin, Idiotheque) pour sautiller tout comme Thom Yorke qui, au vu de sa façon de se trémousser, doit être le précurseur de la Tecktonik. Retour de Thom au piano où plutôt au synthé, orné d’un énorme drapeaux du Tibet, mais cette fois face au public pour Everything In It’s Right Place qui allait, comme d’habitude, s’éterniser et clôturer le set principal. Mais non ! Pas d’éternisation et on enchaine avec Street Spirit.
Arrive le moment fatidique, la fin du set principale avec Bodysnatcher, après 90 minutes, comme prévu. Changement de k7 DV à effectuer, avec un caméscope qui a déjà eu des soucis lors de changements de k7 (Smashing Pumpkins ou Cali entre autre), et là… rien, tout marche nickel dès le premier coup. Parfait, les rappels seront complets sur la vidéo, et l’Edirol continue lui toujours à enregistrer tranquillement sans saturation aucune. Après 2 à 3 minutes de bruits immondes et diformes de la part du public voici de nouveau Radiohead sur scène pour une première série de rappels entamés par House Of Cards. Petite surprise avec Talk Show Host, issu de la BO de Roméo+Juliette, Thom foire l’intro et heureusement reprend ! Et voilà LE grand moment de la soirée : Exit Music (For A Film) ! Un silence de cathédrale se fait rapidement dans les arènes encouragé par les « chuut » de certains face aux boulets qui croient absolument nécessaire de gueuler quand tout le monde est silencieux… quelquesoit le concert, il y a toujours un ou deux crétins pour trouver ça super génial… Magnifique lumière serrée sur Thom, seul à la guitare au centre de la scène, voix parfaite et tout doucement la lumière s’élargit, les autres instruments s’ajoutent, le volume montent doucement (les applaudissement aussi mais je m’en serais passé)… C’est juste parfait ! Jigsaw Falling Into Place lui fait suite pour réveiller tout le monde, là aussi c’est dommage… Exit Music aurait fait une conclusion parfaite à ce premier rappel…Finalement ce sera Karma Police reprise en coeur par le public.
Et une deuxième série de rappels arrive donc, raccourcie d’un morceau comparé à Paris où il y a eu 3 morceaux pour clôturer le set, cette fois-ci nous aurons droit à Bangers and Mash, disponible sur le second cd de In Rainbows si vous avez acheté le gros coffret avec les vinyles. Particularité de ce morceau : Thom est à la batterie. Enfin une petite batterie, mise en place très rapidement au centre de la scène. Pour clore ce concert, un petit cadeau qui n’avait pas encore été joué sur cette tournée : Planet Telex. L’enregistrement est au complet sur la vidéo, l’Edirol est éteint, il est temps de rentrer à l’hôtel. Pour certains ce sera un passage préalable au Quick, et un oubli de cerveau qui va s’en suivre. Car la perle de la journée nous vient de Mat, qui a négligemment fermé la porte de sa chambre, mais en laissant la clé a l’intérieur, et ce à 2h du matin… Après quelques tentatives d’ouverture plus ou moins forcées (au passage, une carte Vitale ça ne marche pas des masses pour tenter de débloquer une porte, cela casse même pour être précis, donc n’essayez pas) nous en sommes arrivés à appeler le numéro d’urgence pour lui faire ouvrir sa porte, et il a enfin pu dormir dans sa chambre, et nous aussi. Demain Valoch, Mary, son frère et la cousine de Mat nous auront quitté, mais un autre concert de Radiohead s’annonce à l’horizon.





about 3 years ago
Calvaire ne s ecrit pas calvert sauf si mon filleul dans sa malice légendaire a voulu nous evoquer le colvert, illustre palmidé dont le chant est très proche, en moins faux, d’icelui de tom yorke