album-yellowtricycleLe 16 mars dernier est sorti le dernier album de Saez. Comme d’habitude Saez aime bien brouiller les pistes. En effet, ce nouvel opus est sortie sur le nom de groupe Yelllow Tricycle. De plus, cet album 100% en anglais devait sortie à l’origine à la place de Varsovie-l’Alhambra-Paris et près de la moitié des titres étaient déjà connus des personnes présentent à l’été 2007 au Bataclan où il avait joué certains de ses titres en acoustique. On passera sur la pochette au demeurant très moche (mon neveu de 2 ans aurait fait mieux) pour se concentrer sur la galette.

Difficile de se faire une opinion sur chaque titre à la première écoute, les titres s’enchainent les un après les autres agréablement sans qu’aucun se détache réellement que cela soit en bien ou en mal. Mais une chose est sûr, on est en présence d’un bon album de Saez à 1 000 lieux de son triple et c’est tant mieux. Pour le chant en anglais, contrairement à ce que l’on aurait pu penser connaissant le Damien, c’est loin d’être ridicule et plutôt agréable à écouter.

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L’album commence avec le très envoutant Braindead, suis ensuite l’intro très calme de White Noise qui se finit de façon beaucoup plus électrique avec des guitares, une basse et une batterie bien présentes. Le très émouvant Killing the Lambs est le type de titre qui hérisse le poil des détracteurs de Saez et  de sa voix si caractéristique. La mélodie et la voix sur You Leater Jacket me font penser à un autre titre de Saez de l’album Jours Etranges, sans que j’arrive vraiment à déterminer lequel, c’est un peu le titre flash back pour moi, des souvenirs sans que j’ai vraiment une image nette de ceux-ci.  Numb est l’autre moment de bravoure de l’album après White Noise, dans un style différent  mais j’aime bien ses petits moments épique made in Saez. La deuxième partie de l’album est plus calme. Notons tout de même le très beau Is-It Ok? où l’émotion monte progressivement tout comme les piano. L’album se conclut sur un titre tout en émotion : Helicopters et son intro acapella.

Avec A Lovers Prayer, Saez a su faire naitre en moi ses petites émotions que j’aime bien ressentir quand j’écoute un disque. Les mélodies ainsi que les guitares électriques, sur certains titres, sont de retour et cela fait bien plaisir. Le pari du chant en anglais est pour ma part gagné, j’ai adhéré. Ce n’est pas un disque qui plaira à ceux qui n’aiment pas ce que fait Saez, il miaule toujours autant (je trouve même que c’est encore plus flagrant quand il chante en anglais) mais c’est tellement jouissif cette voix que j’en redemande. Aller, on appuis encore une fois sur le bouton play en attendant une tournée électrique qui se fait attendre depuis fin 2005.