0600753186015Permettez-moi de vous faire partager une des plus grandes baffes musicales que j’ai pris ces dernières années, le trop peu connu Labyala Nostrum Fellow de Koklochazia dit Nosfell.

J’ai découvert le bonhomme en juin 2004 (put%$£, 5 ans déjà !) au Parc des Princes alors qu’il remplaçait au pied levé la 1ère première partie (The Roots, on a pas perdu au change je crois). Oui je dis bien, 1ère PREMIERE partie, pourquoi me répéte-je ?

Ce soir là, Triple affiche avec en tête d’affiche les (très décevants) Red Hot Chili Peppers soutenus par une foule de prépubères hystériques (les mecs aussi, bizarrement). Moi j’étais venu (je devais être un des seuls d’ailleurs) pour un de mes groupes du lycée, les excellentissimes Pixies, mais je m’égare.

Arrive vers 19h un gars, torse nu, apparemment recouvert de tatouages (c’est grand le Parc et quand t’as pas de billet « Pelouse Or », ben t’es content que les écrans géants existent), timide avec juste sa gratte et une pédale bizarre (pour faire des boucles, encore assez peu répandue à l’époque, je rappelle que c’est 2004 et Anaïs puis Aubert n’ont pas encore banalisé l’engin).

Il tousse un petit coup, s’excuse presque d’être là et je me réveille environ 30 minutes plus tard avec l’impression d’avoir pris une décharge d’un truc dingue d’originalité honnête et d’une force émotionnelle assez peu souvent ressentie jusque là.

Nosfell vient d’entrer dans ma tête et je devais attendre mi novembre et la sortie de l’album (son premier Pomaïe Klokochazia Balek) pour être enfin rassasié. Nul besoin d’ajouter qu’au Noël suivant, tous mes potes qui ont une oreille musicale éduquée, ont eu un p’tit k-do koklobetz au pied du sapin.

Tout ça pour dire que le monsieur (avec l’aide de son acolyte, le très sympathique Pierre Le Bourgeois au violoncelle) sort son troisième album (en photo ci-dessus) ces jours-ci (déjà dans les bacs, foncez et profitez-en pour prendre le premier album, obligé, pas le choix, mais aussi le DVD à Bruxelles, un must absolu, Nosfell en concert c’est une expérience unique et rare – vivement le 29 juin et le concert à Pleyel, et également le deuxième album Kälin bla lemsnit dünefl labyanit).

Que dire de ce nouvel opus ? Ben tout simplement qu’il est dans la suite logique des deux autres, Nosfell poursuit son évolution et sa progression, intègre au fil des morceaux toujours plus d’instrument et, même si je le préfère en quasi acoustic, parvient à nous choper les esgourdes pendant près de 50 minutes pour ne les lâcher que contraint et forcé par l’arrêt du CD.

Quelques morceaux avec des collaborations (une nouveauté chez lui) avec notemment Mr Queen of the Stone Age, j’ai nommé Josh Homme et sa dame (elle était facile celle-là, pardon) et un duo avec Monsieur Daniel Darc, que du logique donc. Produit par le mec qui a fait le son des Arctic Monkeys, il confère à l’album résolument plus rock, avec une batterie plus présente et une rythmique plus soutenue. Une galette qui ne demande qu’à grandir dans nos oreilles.

Osez, vous vous en remercierez !